Syndrome de l’imposteur ou mauvaise gestion ? Comment se différencier
Nous avons tous connu ces moments de doute, où nous avons l’impression de ne pas être aussi compétents que les autres nous perçoivent. Mais comment déterminer s’il s’agit du syndrome de l’imposteur ou d’un symptôme de mauvaise gestion ? La distinction est cruciale, car les solutions à ces problèmes sont très différentes.

Le syndrome de l’imposteur : Un combat intérieur
Le syndrome de l’imposteur est un phénomène psychologique dans lequel les individus doutent de leurs réalisations et craignent d’être démasqués comme des « imposteurs ». Malgré une réussite évidente, les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur attribuent souvent leurs réalisations à la chance plutôt qu’à leurs compétences. En voici les principales caractéristiques :
- Doute de soi persistant : Même si la personne a déjà réussi, elle craint constamment d’être « démasquée ».
- Perfectionnisme : Se fixer des normes trop élevées et se sentir déçu lorsqu’elles ne sont pas respectées.
- Attribuer le succès à des facteurs externes : Croire que tout succès est dû à la chance ou à l’aide d’autrui, plutôt qu’à ses propres capacités.
- La peur de l’échec : Une peur écrasante que les erreurs révèlent le manque de capacités.
Le syndrome de l’imposteur est un problème interne. La racine se trouve dans la perception que l’individu a de lui-même. Pour le surmonter, il est souvent nécessaire de se développer personnellement, par exemple en renforçant sa confiance en soi, en reconnaissant et en célébrant ses réussites et, dans certains cas, en suivant une thérapie ou en demandant conseil.
Mauvaise gestion : Facteurs externes en jeu
La mauvaise gestion, quant à elle, fait référence à des problèmes d’organisation ou de leadership qui ont un impact négatif sur les performances et le moral d’un employé. En voici quelques signes :
- Absence de retour d’information : Les employés reçoivent peu ou pas de commentaires constructifs, ce qui les laissent dans l’incertitude quant à leurs performances.
- Attentes floues : Les objectifs et les responsabilités ne sont pas clairement communiqués, ce qui crée de la confusion et de l’anxiété.
- Micromanagement : Les managers contrôlent et surveillent de manière excessive, ce qui sape l’autonomie et la confiance des employés.
- Mauvaise communication : Une communication incohérente ou peu claire de la part de la direction peut entraîner des malentendus et des frustrations.
- Manque de soutien : Les employés ne se sentent pas soutenus ni valorisés, ce qui peut conduire au désengagement et au doute.
Contrairement au syndrome de l’imposteur, le mauvais management est un problème externe, enraciné dans l’environnement organisationnel et les pratiques de leadership. Pour y remédier, il faut procéder à des changements systémiques, tels que l’amélioration de la communication, la fourniture d’un retour d’information régulier et constructif et l’instauration d’un environnement de travail favorable.
Comment faire la différence entre les deux ?
Pour déterminer si vous êtes confronté au syndrome de l’imposteur ou à une mauvaise gestion, tenez compte des éléments suivants :
- Source de doute : Votre doute est-il omniprésent, même lorsque vous recevez des commentaires positifs et que vous atteignez vos objectifs ? Cela pourrait indiquer un syndrome de l’imposteur. Si vos doutes proviennent d’un retour d’information incohérent ou d’attentes peu claires, il peut s’agir d’une mauvaise gestion.
- Retour d’information et reconnaissance : Recevez-vous régulièrement un retour d’information constructif et une reconnaissance de vos réalisations ? Le syndrome de l’imposteur peut vous amener à minimiser ce retour d’information. À l’inverse, si le retour d’information est insuffisant ou négatif, cela peut être le signe d’un mauvais management.
- Autonomie et soutien : Vous sentez-vous soutenu et en confiance pour effectuer votre travail ? Si la micro-gestion ou le manque de soutien est source de stress et de doute, le problème peut être lié au management.
- Modèles personnels et modèles organisationnels : Ces sentiments sont-ils constants d’un emploi à l’autre et d’un environnement à l’autre ? Un doute persistant dans différents contextes suggère un syndrome de l’imposteur. Des problèmes propres à une organisation spécifique indiquent des problèmes de gestion.
Quelques conseils
Il est essentiel de faire la distinction entre le syndrome de l’imposteur et une mauvaise gestion pour traiter efficacement les problèmes sous-jacents. Voici quelques solutions pratiques :
- Affirmations positives : Affirmez régulièrement votre valeur et vos capacités. Rappelez-vous chaque jour : « Je suis digne de mon succès et j’ai confiance en mes capacités ».
- Prendre soin de soi et s’aimer soi-même : Accordez la priorité aux pratiques d’autosoins qui favorisent votre bien-être mental, émotionnel et physique. Il peut s’agir de méditation, d’exercice physique ou simplement de prendre du temps pour soi.
- Recadrer les pensées négatives : Remettez en question et recadrez tout discours négatif. Remplacez « je ne suis pas assez bon » par « je suis capable et je mérite de réussir ».
- Chercher du soutien : Tendez la main à un réseau de soutien composé d’amis, de mentors ou d’un coach qui peuvent vous encourager et vous donner des commentaires constructifs.
- Créez un environnement de travail positif : Si le problème vient d’une mauvaise gestion, plaidez en faveur d’une meilleure communication, d’un meilleur retour d’information et d’un meilleur soutien au sein de votre organisation. Favorisez une culture où chacun se sent valorisé et écouté.
N’oubliez pas que la transformation commence par une simple décision d’investir en vous-même. En adoptant ces principes, vous pouvez surmonter le syndrome de l’imposteur ou éviter un mauvais management, pour finalement créer une expérience professionnelle épanouissante aussi bien que votre santé mentale.
’Le pouvoir est en vous pour faire taire les voix intérieures et prendre le contrôle de votre vie’
Lovena


